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Les Aînés au musée du textile de Bolbec






 

NOTRE SORTIE A BOLBEC
Pour notre amicale c’était la dernière sortie de l’année et nous étions 45 au rendez-vous, heureux d’accueillir au sein de notre groupe deux autres Mottevillais qui ont souhaité participer à notre manifestation.
Cette demi-journée, préparée par notre bureau, nous a conduits à Bolbec pour la visite du musée du textile. Au retour après nos jeux traditionnels et pour clore cet après-midi nous avons partagé un petit repas.
 
VISITE DU MUSEE DU TEXTILE
 C’est en 1997 qu’est créée l’association "Bolbec, au fil de la mémoire" à l’initiative de Claude Belhache, Marie-Thérèse Chabrier et Alain Gilles, Yvan Hertel prenant la présidence.
Cette association s’est constituée pour entretenir la "mémoire textile bolbécaise" et préserver le patrimoine local. Du riche passé de Bolbec, capitale de la "Vallée d’or", il ne reste rien hormis les bâtiments, les industries textiles ayant fermé les unes après les autres depuis l’indiennerie Gillet-Thaon en 1956 jusqu’à Boussac puis Phildar en 1987.
Un musée vivant !
Une équipe de bénévoles, composée d’anciens du textile, a reconstitué toute la chaîne de fabrication depuis la balle de coton jusqu’au tissu fini.
 
Unique en France !
Dans le cadre de l’ancienne usine Desgenétais, toute l’équipe est fière de nous présenter toutes les machines récupérées dans différentes régions et remises en état de fonctionnement. Malheureusement aucune machine de l’ancienne usine n’est présente mais toutes celles présentées sont identiques à celles qui étaient utilisées dans ces lieux.
 Le début de la visite fut commenté par un bénévole d’une très grande qualité professionnelle. Nous commençons par la découverte du coton, plante cultivée dans les régions tropicales. Il a besoin de beaucoup de soleil et d’une période bien arrosée pour assurer sa croissance. Les fragments de coton furent découverts il y a environ 7000 ans.
Le cotonnier sauvage vit une dizaine d’années et peut mesurer jusqu’à dix mètres. Actuellement, il est cultivé annuellement et sa taille est limitée à un ou deux mètres pour faciliter son ramassage.
A la floraison apparaissent de grandes fleurs blanches ou jaunes à cinq pétales. Ensuite des capsules épaisses et rigides se développent. Lorsqu’elles s’ouvrent, elles laissent échapper des graines et des bourres de coton recouvertes de fibres blanchâtres et soyeuses. On extrait ces fibres pour produire des étoffes. Les graines sont décortiquées, l’amande mise à jour est pressée et l’huile qui en ressort peut se retrouver dans nos conserves. L’écorce conservée sert à fabriquer du tourteau pour les animaux.
 
 
 
Le nettoyage du coton était une tâche pénible et longue. Avant de filer les fibres de coton, il est nécessaire de les séparer des graines qui y adhèrent, opération appelée égrenage. Les fibres nettoyées sont d’abord grossièrement filées afin d’obtenir une mèche faiblement tordue qui est ensuite refilée et étirée. Les deux appellations « peigné » et « cardé » s’appliquent au coton. La régularité des fibres, obtenue d’abord par le cardage, puis par le peignage, est un facteur de qualité majeur. A cet effet nous redécouvrons les outils manuels utilisés autrefois.
 Après cet exposé fort intéressant et complet nous découvrons pas à pas tous les outils et toutes le machines pour transformer le coton. Pour nous accompagner, plusieurs bénévoles se relaient dans cette découverte.
Le filage consiste à transformer des fibres textiles en fil, en leur faisant subir deux opérations : la torsion et l’étirage. Pour exécuter ce travail à la main, il existe divers instruments dont les plus importants sont le fuseau et le rouet.
Dès 1730, les opérations de tissage s’accélèrent. En 1767, un artisan anglais James Hargreaves inventa la Spinning Jenny, une machine à filer construite sur le principe du grand rouet, tandis que celle de Richard Arkwright, inventée en 1769, s’inspirait du rouet à épinglier.
Ce n’est que vers le milieu du XXe que les machines à filer construites sur les principes des rouets à main seront définitivement évincées pardes techniques plus sophistiquées.
 Après la fabrication du fil nous découvrons sur les différentes machines à tisser, les réalisations possibles en fonction de l’évolution des techniques. Pour terminer nous passons dans une salle où sont exposés quelques outils ; ensuite, un petit magasin permet, pour les intéressés, d’acquérir des pièces de tissu :torchons, mouchoirs…. 
 En final, une visite très enrichissante aux dires des participants.
Dès notre retour à Motteville les adhérents ont participé aux jeux habituels. Pour rester dans nos habitudes, notre maire ( Elisabeth Petit) nous a offert le goûter, nous la remercions bien chaleureusement.
Vers 19h30 le président invita les présents à se rapprocher des tables et à terminer cette journée par un petit repas. 
 
 
 
 







 



D’anciennes cardeuses



Un guide bénévole passionnant



Le coton est le fruit d’une plante



Une cardeuse "moderne"



Un voile de coton, à la sortie de la cardeuse



Des rubans de coton



Le coton est étiré et tressé



Métier à tisser



Un autre métier







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Mis à jour le jeudi 31 janvier 2019